Mathilde, Pollux ou Nathanael, qui que tu sois
Je t'écris cet article, à toi
Parce que tu me manques, chou.
On a beau se voir chaque semaine, plus ou moins longtemps, les vieux jours avec toi me manquent.
Parce qu'aujourd'hui, dans ce maigre rayon de soleil en janvier, je me suis rendue compte combien j'aimais ces soirées où nous étions allongées dans le jardin, à parler de tout. Vraiment de tout. Ces journées où on se roulait dans l'herbe, jouait avec les chiens, riait sans s'arrêter, se tapait dessus avec des bâtons...
Alors voilà, quand toi tu tires tes coups de gueule, moi je souris en pensant à toi. Je souris tristement parce que nous avons changé, parce que nous nous sommes éloignées et tout simplement parce que je suis nostalgique. Encore et toujours. De plus en plus. Je souris jusqu'à en rire, sans savoir pourquoi, ou juste parce que je me souviens.
Je suis en peignoir, mes cheveux mouillés en bordel, et je t'écris. J'ai froid aux pieds, ainsi, affalée sur ma chaise qui me fait mal au cul. Mais penser à toi entraine tellement d'autres souvenirs... En passant de Zachary Quinto à mon poisson rouge, Freedom, que si je tourne la tête, maintenant, j'ai l'impression que je pourrais le voir à sa place, ou encore les One Piece que je dévorais en cours. Et puis revient aussi Mme N. ou l'autre abruti de chanteur, Matthieu. Beaucoup de choses me reviennent. Mais pas tout. J'ai oublié. Tout s'éloigne en même temps que je te perds.
Tous ces mots maladroitement formulés pour te dire que je ne veux pas être oubliée... C'est bête d'être aussi égoïste, pas vrai?
Mais je t'aime et c'est ainsi. Si tu veux m'oublier, n'oublie au moins pas CA.
Rooftops - Lostprophets